La journaliste franco-marocaine de Charlie Hebdo, Zineb El Razhoui, a revendiqué le droit au blasphème lors de son passage à Montréal lundi. Selon elle, qui prenait part à une soirée de soutien à l’hebdomadaire, l’islam doit accepter le sens de l’humour et les musulmans la laïcité.
La sortie médiatique d’un patron français en février dernier qui voulait interdire le port des signes religieux dans son entreprise suscitait mille et une questions quant à l’avenir de la laïcité en France. Une nouvelle étude publiée cette semaine vient renforcer ces interrogations. Elle révèle que les Français souhaitent un durcissement de la laïcité… même en entreprise.
Des religieux égyptiens montent au créneau. Ils accusent le Maroc de briser l’unanimité du monde islamique parce qu’il a osé célébrer l’Aïd El Kébir le dimanche.
L’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence est au centre de la polémique. En cause, un professeur d’Histoire qui s’en est pris, en début de semaine, à une étudiante musulmane qui portait le voile. Celui-ci l’a comparé à un «cheval de Troie du salafisme».
Au Luxembourg, le port du foulard musulman à l’école n’est plus interdit. C’est ce que vient de rappeler le ministre de l’Education nationale du pays, à quelques jours de la rentrée, en réponse à une question qui lui a été posée au parlement. Le voile intégral, lui, dépasserait les limites du tolérable.
L’interdiction du voile intégral, dans les lieux publics en France, est-elle dégradante pour les femmes musulmanes qui ont l’habitude de le porter ? C’est la question à laquelle doit répondre, mardi, la Cour européenne des droits de l'Homme, saisie en 2010 par une jeune Française de 24 ans, qui conteste la loi votée la même année.