Publié le 09.10.2009 | 13h17
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Selon une source (très) bien informée, le chef d’un établissement scolaire français basé à Casablanca, s’apprêterait à prendre une décision qui pourrait faire grand bruit et provoquer des tensions d’ordre diplomatique entre le Maroc et la France.
En effet, le directeur de cet établissement envisage sérieusement d’interdire - purement et simplement - aux mamans voilées de participer à des actions périscolaires (piscine, excursions,…) en compagnie de leurs enfants, et ce dès l'année scolaire 2009/2010.
Il faut savoir que la démarche et la méthodologie adoptée par la direction pour faire passer le message aux parents demeurent bancales voire sournoises. C’est par la voix d’une institutrice de l’établissement que les mamans ont été informées. D’une voix tremblante, d’un son imparfait, «l’instit’» s’est adressé à des mamans par ces mots : «Je suis gênée, très mal à l’aise, mais je dois vous annoncer que l’établissement a décidé d’interdire la participation aux activités périscolaires à toutes les mamans qui portent un voile», dit-elle.

Quelle est la philosophie qui guide cette démarche ? Est-ce une initiative isolée ? Qu’est-ce qui motive la décision du chef d’établissement ? Selon le témoignage de plusieurs parents, tout porte à croire que cette «initiative» est motivée par le désir d’appliquer la loi sur le principe de laïcité avec l’interdiction de ports de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Pour rappel, il s’agit de la loi «Stasi» qui avait été votée en 2004, en France, dans un climat politique particulièrement tendu.

Mais dans le cas présent, l’initiative du chef d’établissement vise les mamans qui, elles, ne sont ni élèves ni des agents rattachés à l’établissement. La loi sur les signes religieux à l’école n’a jamais prévu une application aux parents d’élèves.
D’ailleurs, suite à de nombreuses affaires similaires dans l’hexagone, la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) avait émis une recommandation en faveur des mères voilées, qualifiant cet acte de discriminatoire.
Le ministre de l'Éducation Xavier Darcos a même indiqué le 8 juin 2007, après cette décision de la HALDE, que « le choix des parents, auxquels il est proposé d'accompagner les sorties scolaires, doit se faire sans aucune discrimination ».

Comment peut-on alors voir ressurgir ce genre d’interdiction au Maroc alors qu’il a été condamné en France ? Quelle sera la réaction de l’Etat Marocain et des autorités de tutelle en charge de l’enseignement ? Celle du ministère des Habous ? De la population marocaine ? Du Quai d’Orsay, en France, «tuteur» de l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), en charge de l’encadrement de l’enseignement français à l’étranger ?

Pour l’heure, rien ne filtre, si ce n’est qu’une réunion «à huit clos» doit se tenir au sein de l’établissement scolaire, dans les prochains jours, afin de «valider ou invalider» cette décision.
Affaire à suivre…

Rachid Hallaouy
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MA69
17 Oct 2009, 23:03
il doit se croire encore a l'epoque coloniale pour faire sa propre loi au maroc.meme ici en france il se ferait cracher a la gueule mais bon si au maroc on le laisse faire...
michoir
14 Oct 2009, 23:24
c'est vrai que la terre appartient à tout le monde,ne pas oublier que des pays ont décidé qu'on suit leurs lois,et réglements intérieurs,et c'est l'occasion de leurs rendre la monnaie,qu'on est sur notre terre,et qu'on doit faire ce qu'on faisait et ce qu'on a envie de faire,nous sommes les propriètaires,et ils sont les locataires,comme il disait l'autre:laisse tomber ce con,5mn,après tu trouveras un autre con pareil.
sebtis
14 Oct 2009, 12:47
J'en parlis il y'a 15 jours sur mon Blog, sympas de se voir relayer ici .

http://www.sebti.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=222&Itemid=9

pour info, la directrice de l'école en question est revenu sur sa décision après que les parents d'élèves lui aient parlé de la décision de la halde que vous citer (texte complet dispo).

Aujourd'hui cette affaire est réglée. Il semble que ce soit un peu d'excès de zèle de la part d'une directrice et qu'elle soit assez vite revenue dessus.
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